VOYAGE
DE PRINTEMPS 2004: MALTE
Le Comité Loisirs a organisé un séjour sur l'île de Malte "juste arrivée" en Europe, du 04 au 11 ma avec séjour à l'hôtel BERNARD (4 étoiles) situé au cœur de SAN JUAN, la station balnéaire et touristique de l'île à proximité de la capitale, LA VALETTE, et d'autres zones de l'île.
1° jour: Départ sur un vol régulier d'Air Malta, d'Orly Sud, après midi sera libre.
Le 2ème jour, le matin, visite de la capitale, LA VALETTE, du palais de l'ordre du lieu, et des superbes jardins d'UPPER BARACCA. Retour et déjeuner à l'hôtel. Après-midi libre.
Le jour suivant, visite au centre de l'île de l'ancienne capitale MDINA, sa cathédrale, son musée, la grotte où Saint-Paul aurait séjourné lors de son passage à MALTE, etc …
Déjeuner en cours de route, puis visite des jardins botaniques, enfin, retour à SAN JUAN;
Le 4ème jour, excursion à l'île de GOZO : petite croisière de moins d'une heure, visite des sites mégalithiques et de la célèbre grotte de CALYPSO. Déjeuner en cours de route, shopping, puis retour sur la grande île.
Le 5ème jour, toute la matinée, visite de villages de pêcheurs et de la grotte bleue si Neptune n'agite pas trop les flots. Déjeuner à "notre" hôtel, après-midi repos ou courses en ville au choix.
Le 6ème jour, visite de "LA VALETTE historique". Après-midi libre.
Le 7ème jour, liberté totale, pour vous détendre ou retourner vers quelques sites.
Le 8ème jour, retour sur PARIS, départ vers 08 H 00, arrivée aux environs de 11 H 00.
CLIMAT : très clément : 25° l'été en moyenne, pas de brouillard, peu de vent, bonne brise marine.
Compte-Rendu du voyage
LE VOYAGE DE L'AAM A MALTE
(04 – 11 mai 2004)
Notre
comité "loisirs" a eu la bonne idée de retenir la visite de
l'archipel de Malte comme voyage de printemps. Trente neuf participants ont
effectué cette sorti. C'est le voyagiste "Partir Autrement" (dont
nous avions déjà apprécié la qualité de services) qui a été retenu. Le
programme prévu comportait pour les excursions 2 journées pleines et 3
demi-journées. Heureusement la représentante locale, Gertrude était chargée
de proposer 3 autres excursions d'une demi-journée (facultatives, mais avec
supplément), qui furent d'ailleurs très appréciées.
La
république de Malte (îles de Malte, de Gozo et Camino) venait, le 1er
mai, de faire partie statutairement de la CEE avec, paraît-il, des festivités
et un decorum dont il restait des traces très colorées ce mardi 4 mai. L'arrivée
(aéroport de Luga) vers 15 heures, le transfert à notre hôtel à St-Julian's
Bay, les formalités d'usage, l'installation, tout s'était déroulé sans problème
notable.
Le
lendemain, visite partielle de La Valette. Dès les premiers kilomètres on pu
s'apercevoir que Evelyne, notre guide attitrée, allait être un maillon fort de
la réussite du séjour. Ancienne enseignante d'histoire, ses commentaires étaient
plein d'humour, clarifiés par les rapprochements qu'elle faisait entre le présent
et les épisodes successifs du passé de Malte.
La
ville de La Valette mérite à coup sur beaucoup plus de temps que celui dont
nous disposions pour en découvrir tous les trésors. En quelques lignes
quelques impressions sur ce que nous avons vu :
A
Mdina, l'ancienne capitale de l'île, l'ancienne Médine des Arabes, l'ancienne
Mélita des Romains, règne le silence, un silence que l'on apprécie après
quelques heures dans les rues de La Valette ou quelques minutes en soirée dans
le voisinage de nôtre hôtel (Saint Julians est le quartier des boîtes).
Enfermée dans ses murs Mdina est une ville musée aux rues très étroites dans
lesquelles les calèches prennent le pas sur de rares voitures. Dans chaque rue,
deux ou trois splendides demeures dont les portes armoriées cachent de superbes
jardins intérieurs. Dans la co-cathédrale Saint-Paul reconstruite après le
tremblement de tere de 1693 j'ai surtout remarqué les pierres tombales des évêques
et archiprêtres de Mdina (un petit air de celle de La Valette). Le tour de la
ville sur des remparts remarquablement conservés permet de découvrir
l'ensemble de l'île : une forêt de clochers, quelques rares espaces verts, des
villages à qui la pierre de Malte donne un aspect accueillant et tout autour de
la mer. La pierre de Malte, dont Evelyne a répété à plusieurs fois qu'elle
était la seule richesse naturelle de l'île, a été utilisée par tous les
constructeurs de – 4000 ans à nos jours. C'est un calcaire de ton jaune clair
facile à travailler qui garde au fil des siècles, grâce au climat de l'île,
un aspect relativement neuf. Une surprise pour les touristes.
La
visite des trois cités Birgu, Isola, Bormia – et la promenade en bateau ont
permis de découvrir l'ensemble des golfes et rades qui ont marqué l'histoire
de l'île et l'importance spatiale du port de La Valette. La visite du palais
des Inquisiteurs a laissé un goût amer alors que celle du musée de la marine
a été un agréable voyage dans le temps, de la marine des chevaliers jusqu'au
siège de 1940-1943 au cours duquel le courage des maltais fut récompensé par
l'attribution de la croix de Saint Georges. Croix que l'on retrouve dans le
drapeau maltais sans celle des Chevaliers !
La
visite de l'île de Gozo (40 minutes de traversée depuis le NW de Malte) a débuté
par la visite de temples mégalithiques dont le plus intéressant, l'ensemble de
Ggantija, est composé de deux temples relativement autonomes, le plus important
(3600 av.J.C.) a des murs de plus de 8 m de haut dont certains sont décorés de
spirales et de représentations d'animaux. Malgré les explications de notre
guide, il a été difficile, même avec beaucoup d'imagination et de crédulité,
d'en comprendre les logiques.
Sur
l'île de Gozo après le tour des remparts de la citadelle qui nous ont permis
de découvrir l'île – un îlot de verdure comparé à Malte – une promenade
très agréable dans les rues de la capitale de l'île : Rabat (Victoria depuis
1897) et une visite de la cathédrale et de son musée ont été suivis :
-
par la visite de la grotte de Calypso, un
des nombreux sites du bassin méditerranéen revendiquant avoir abriter pendant
7 ans les amours d'Ulysse et de la muse.
-
par la découverte de la mer intérieure,
un petit bras de mer dont la sortie se fait par le biais d'une grotte. Une très
agréable promenade en bateau permettait de rejoindre la mer et de visiter une
grotte caractérisée par des eaux d'un bleu profond.
Il
existe également un but d'excursion, analogue à celui dit de "la grotte
bleue" qui compte parmi les beautés naturelles de l'île. Elle fut visitée
après un moment de détente dans les ports de pêche pittoresques du sud de
Malte : Marsaxlokk (marché aux poissons typique) et Birzebuggia.
L'avant
dernier jour, l'après-midi est en partie consacrée à la visite en bateau des
ports de La Valette (bateau de plaisance de l'hôtel). Méandres et criques se
succèdent, en côtoyant le plus moderne (port de plaisance) puis les forts et
abris fortifiés réputés imprenables, avec en fond de décor parfois la ville
haute et le dôme. Un des derniers coups d'œil sera pour le célèbre fort
Saint Ange.
Ainsi
s'acheva un voyage agréable, bien organisé, avec des gens de bonne compagnie.
Félicitations et remerciements surtout à Evelyne, le "TGV", compétente,
souriante, active : une "pro".
L'ARCHIPEL DE L'INATTENDU
A
notre arrivée, l'euro (monnaie) ne pouvait être trouvé que dans les bureaux
officiels et dans quelques rares commerces.
Par
contre les véhicules arboraient déjà les plaques européennes …
L'eau
douce naturelle est très rare : ni rivières, ni lacs. Ce grave problème est
tempéré par une production industrielle d'eau désalinisée grâce à des
usines qui absorbent les 2/5 de l'énergie tirée du pétrole (entièrement
importé).
Par
contre le vin courant se trouve partout, mais comme Malte n'a que très peu de
vignes, le raisin est importé en vrac et vinifié sur place.
L'influence
anglaise est omniprésente : outre la langue et le grand nombre de touristes
anglais, on remarque que la circulation des véhicules se fait à gauche et
qu'il reste ici ou là des cabines téléphoniques rouges, en bois.
L'enseignement
de la langue anglaise tient une place très importante. D'ailleurs, le 5 mai
dans une rue très passante de La Valette, une vingtaine de stands (organisés
par la municipalité) étaient tenus par des collégiens (blazers et cravates)
qui recrutaient pour des cours d'anglais pendant les vacances, donnés bénévolement
par leurs professeurs ! …
Enfin,
à Malte (dixit Evelyne) on vit dans un petit paradis dans lequel les soins médicaux
sont gratuits, les études payées, pas de chômeurs, pas de mendiants, pas ou
peu de délinquance … Comment font-ils, et pourquoi rejoignent-ils l'Europe ?
Il est vrai que 80 % des besoins sont financés par le tourisme.
HISTORIQUE ACCÉLÉRÉ
DES ILES MALTAISES
Il
y a plus de 5000 ans, les premiers habitants de l'île –d'origine sicilienne-
érigèrent de nombreux temples dont les restes sont impressionnants. De
formidables ensembles de blocs de pierres organisés avec : salles, couloirs,
portes, chambres secrètes. De nombreux vestiges montrent clairement l'existence
et l'importance de réalisations monumentales entre 5000 et 2500 ans (av. J.C.).
De cette époque, jusque vers le Xème siècle (av. J.C.),
disparition de toute trace de cette remarquable civilisation (cataclysmes
majeurs, ou épidémies ?).
Les
nations maritimes du bassin méditerranéen vont à partir de 800 av. J.C. découvrir
la qualité des ports naturels de l'île de Malte et y installer des comptoirs :
les Phéniciens, les Carthaginois, les Grecs et les Romains (218 av. J.C.). Ils
ont marqué leur présence par de nombreux vestiges et permis la mise en place
d'une société maltaise "organisée".
En
870 la conquête de Malte par les arabes avec une occupation bon enfant de plus
de 200 ans a été marquée par un respect de la liberté religieuse et la
construction de villes fortes sur l'emplacement des villes romaines et de forts
pour défendre les ports naturels. La plus importante trace de la présence
arabe est dans la langue maltaise actuelle (1) ….. Entre l'arrivée des
Normands (1090) et celle des Chevaliers de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem
(1530), les maltais vécurent en permanence sur le pied de guerre devant le
danger représenté par les pirates barbaresques. Le pouvoir appartenait à l'Eglise
et à une noblesse locale en opposition avec les responsables siciliens ou
espagnols.
L'arrivée
des Chevaliers,devenus au fil des ans un ordre militaire marin, allait faire de
Malte une des puissances les plus importantes du bassin méditerranéen.
Abandonnant les cités de l'intérieur ils s'installèrent à Birgu et fortifièrent
les ports naturels de l'Est. Après avoir résisté aux attaques arabes de 1547
et 1551, le Grand Maître Jean Parisot de La Valette programma de construire sur
les hauteurs de la presqu'île de Sciberas une ville citadelle imprenable. Après
leur victoire lors du grand siège de 1565 la construction de la citadelle
commença.
En
1571, les chevaliers s'y installèrent. Ils en firent leur capitale de l'île
sous le nom de La Valette, qui devint ensuite Valletta (avec 2 l !).
L'âge
d'or (on ne saurait mieux dire !) de l'Ordre de Malte se termine en 1798 avec
l'arrivée des troupes de Bonaparte qui les dépouilla complètement.
Deux
ans plus tard, les français durent capituler devant les anglais qui, durant 2
siècles (jusqu'en 1979) ont laissé des marques importantes de leur séjour.
L'archipel a d'ailleurs été déclaré "colonie britannique" (1814)
et même "membre du Commonwealth" (1964).
La
république maltaise, proclamée en 1974, est actuellement dirigée par le président
Eddie Fénech Adami, un pro-européen convaincu.
(1)
La langue maltaise est sémitique, mitigée de sicilien bien sûr, de romain, de
grec, de turc, d'espagnol, de portugais, d'anglais, et, pourquoi pas, de français.