Voyage à Lyon septembre 2004

Dans notre précédent Arc en Ciel (N° 145), nous avons relaté le contenu de l’assemblée générale de septembre 2004 de l’AAM à Lyon. Mais pour l’AAM, qui dit assemblée générale dit voyage associé. C’est de cela qu’il va s’agir dans les petits articles qui vont suivre. Nous ne reviendrons pas sur la petite croisière que nous avons effectuée au soir de la tenue de notre A.G sur la Saône et le Rhône, belle croisière pittoresque, agrémentée d’un excellent dîner. Nous ne reviendrons pas non plus les visites effectuées au musée des tissus et au musée gallo-romains sur la colline de Fourvière sinon pour dire que nous avons eu la chance d’avoir de très bons guides qui ont rendus ces visites passionnantes pour la plupart d’entre nous..

Par contre nous nous attarderons un peu plus longuement sur la découverte des traboules et la visite du village de Pérouges.

Pérouges

C’est en car par un bel après-midi de septembre que nous prîmes la direction de Pérouges. A notre arrivée, petit arrêt au syndicat d’initiatives pour mieux connaître l’ordonnancement des lieux, puis, la visite étant libre pour chacun(e) d’entre nous, nous nous sommes dispersés dans les petites ruelles à l’assaut du village.

Pérouges est un  petit village médiéval fortifié sur une colline du plateau de la Dombes dans le département de l’Ain à environ 35 kilomètres de Lyon sur la route de Genève. C’est au 12ème siècle que fut construit le château et les remparts entourèrent le haut de la colline sur laquelle il était situé, délimitant ainsi la cité actuelle. En 1300. Pérouges fut dauphinois puis savoyard en 1345 pour devenir français en 1601. Pendant la période révolutionnaire fut planté sur la place des Halles, centre du village, l’arbre de la Liberté. Toutes les rues du village partaient de cette place pour rejoindre un chemin des rondes à l’intérieur des remparts. L’activité du village fut dans le passé essentiellement artisanale (tissage, viticulture) et commercial.

Comme beaucoup de villages, Pérouges au fil du temps aurait pu définitivement disparaître. Mais en 1911 se créa le « Comité de Défense et de Conservation du Vieux Pérouges » et depuis, grâce à des initiatives publiques et privées, la restauration a pu être poursuivie. Pérouges doit sa notoriété au fait que sa restauration a été effectuée en lui conservant son « caractère médiéval » et en lui évitant de trop sacrifier son âme sur l’autel d’un tourisme mercantile. Aujourd’hui, les visiteurs sont émerveillés par la beauté des maisons reconstruites et la singularité de ses rues faites de pierres et de galets. Les boutiques artisanales, les auberges, les hôtel-restaurants et quelques boutiques de souvenirs n’y sont pas absents pour autant. La visite du village est, semble-t-il très prisée. A tel point que, pour la petite histoire, lors d’une réunion du G7 en juin 1996, le Président des Etats-Unis Bill Clinton et son épouse Hillary demandèrent à visiter un village typique : Pérouges fut choisi (*). Les Clinton furent enchantés de leur visite et du repas à base de produits du terroir dombiste qui leur fut servi dans une « hostellerie » en plein centre du vieux village. 

Nous aussi, en fin d’après-midi, c’est enchantée que notre petite troupe quitta Pérouges bien qu’il n’y eu pas de repas sur place ; mais nous eûmes par la suite le plaisir de nous rattraper en dînant tous ensemble dans un authentique bouchon lyonnais.

 

(*) d’après un extrait du bulletin de « Dombes » N°16 (Revue de l’Académie de la Dombes) aimablement mis à notre disposition par Jean Galzi, adhérent AAM.

 

Pierre Chaillot

LES TRABOULES LYONNAISES

La traboule est une spécificité de Lyon. Mais de quoi s'agit-il ?

Lorsque l'on déambule dans une rue, rien ne permet de la repérer. Elle se présente sous la forme d'une entrée d'immeuble ordinaire. Mais, lorsqu'on a franchi la porte, et que l'on a accédé à une première cour, voici qu'un autre couloir conduit à une nouvelle cour. Dans certains cas on trouvera ainsi plusieurs cours, puis, après avoir franchi une ruelle et pénétré dans un nouvel immeuble, on arrivera à traverser toute une partie d'un quartier.

On trouve des traboules essentiellement sur les parties de la Croix Rousse, en descendant vers la place des Terreaux, et dans le vieux Lyon. Ce sont ces dernières qui présentent le plus d'intérêt, car on est là dans un quartier datant de la Renaissance. On découvre alors des cours magnifiques, avec des escaliers de pierres avec de riches sculptures.

Qui n'a pas vu les traboules du vieux Lyon n'a pas vu Lyon, tout simplement.

 

Michel Maubouché