
ACTIVITÉS DE L’A.A.M.
Information concernant les présentations « powerpoint » de Jean Coiffier sur la météorologie
dans la page "histoire de la météorologie"
1)- Bureau: jeudi 24 juillet
2)- Conseil d'administration: le jour de l'AG
3)-
Sorties, visites :
Conférence de Mme Yvert-Jalu, historienne, le mardi 21 octobre à 16 h (FIAP espace Jean Monet rue Cabanis Paris 14°)
"femmes et famille en Russie d'hier et d'aujourd'hui"
4)- Voyages:
5)- prochaine AG: 23 au 26 septembre 2008 (Annecy et Genève)
6)- La remise du prix AAM - Patrick Brochet 2007 à Melle Raphaëlle Kounkou a été effectuée le 16 novembre 2007 pour son mémoire "impact du changement climatique sur l'occurrence des tornades de saison froide en Australie".
7)- Publications:
Arc en Ciel n° 157: en préparation
Article
sur le réchauffement climatique à télécharger sur le site de Météo-France :
http://www.meteofrance.com/pub-adm/display/000/001/655/16554.pdf
SOUVENIR DES ACTIVITES CULTURELLES DU GROUPE PARISIEN:
Visite à l'hôtel Matignon (17 mars 2007) (O. Canot)
Visite du Musée Jacquemart-André (printemps 2007) (J. Decreux)
Visite à l'Institut du Monde Arabe (11/01/2007) (M. Maubouché)
Visite du Musée Guimet (23/02/2006)
Visite de La Malmaison (24/03/2006)
Visite de l’Ile des impressionnistes, à Chatou (78) (15/06/2005)
Visite du château de Versailles
Sur les pas de Maeterlink et de Zola
Visite de l'hôtel de ville de Paris
Découverte de l'I.G.N. (mars 2004)
Quand les climaticiens rencontrent les climatologistes (mars 2004)
FORUM
INTERNATIONAL DE LA METEO 2005
La Société Météorologique de France (SMF) organisait, du 14 octobre au 16 octobre 2005, dans le cadre de la fête pour la science, son deuxième forum international de la météo, au Centre International de Conférence de la météopole à Toulouse. Le thème de ce volet réservé aux professionnels était « Notre planète va mal, agissons vite ! » A noter qu’un volet « grand public », toujours organisé par la SMF à Toulouse se tenait à la Cité de l’Espace.
C’est en tant que représentant de l’A.A.M. que j’ai assisté à ce cycle de conférences réservé aux professionnels, en compagnie de plus de deux cents personnes, dont une « brochette » de présentateurs (trices) des informations météorologiques de télévisions de plusieurs pays du monde..
La première séance avait lieu au Conseil régional de Midi-Pyrénées et le thème en était l’analyse et la prévision de l’océan en temps réel avec Mercator-Océan. Nous avons pu assister à la présentation du premier bulletin océanique global au ¼° , élaboré par Mercator-Océan, bulletin indiquant la température de surface de la mer prévue pour le 25 octobre 2005 (prévision effectuée le 12 octobre).
La suite des conférences s’est tenue au CIC. La première session avait pour thème « Les avancées en prévision numérique ». Jean-Noël Thépaut s’est appliqué à souligner l’évolution du satellite dont l’apport à la prévision globale sur l’ensemble du globe, et plus particulièrement sur l’hémisphère sud a été très important. La fiabilité des prévisions dans chaque hémisphère est désormais quasi équivalente.
François Bouttier (Météo-France) a ensuite souligné les progrès de la prévision à échelle très fine : les modèles permettraient de passer prochainement d’un maillage de vingt kilomètre à un maillage de l’ordre de deux kilomètres.
Eva Oriol-Pibernat ( Agence spatiale européenne) clôturait cette première séance par un exposé extrêmement dense sur les satellites développés par l’ESA, seule ou en collaboration avec d’autres organismes.
La deuxième session, le samedi 13, était consacrée à la gestion des phénomènes météorologiques extrêmes.
Yuichi ONO, ouvrait cette session en soulignant qu’une bonne prévision n’est pas suffisante, l’information du grand public est primordiale. La prévision doit mesurer l’importance de l’impact. Informer le public suppose de le former aux systèmes d’alerte. L’alerte météo doit souligner d’une part la gravité du phénomène (faible, moyenne, grande, importante) et la probabilité (faible ou très significative). La nécessité d’harmoniser les bulletins d’alerte transfrontière doit être soulignée.
Emmanuel Bocrie (Météo-France) et Joffre Jane (Radio Catalane –Espagne-) accompagnés de Jocelyne Bouin (Radio Canada) ont ensuite abordé le problème du difficile exercice de présentateur météo face à la « vigilance météo ». Après avoir expliqué que la carte de vigilance météo résultait des inondations de novembre 1999, puis des tempêtes qui suivirent la même année, le principe en était rappelé : l’information du public concerné se fait simultanément avec celle des pouvoirs publics. La carte de vigilance est accompagnée d’un bulletin oral de suivi.
En Allemagne, la forte concurrence public/privé donnait quelquefois des bulletins d’alerte très différents.
Cette session se terminait par un exposé de Jean-Marie Carrière, responsable du service central d’hydrométéorologie et d’appui à la prévision des inondations (SHAPI). Ce service regroupe plusieurs organismes, afin de ne pas se contenter d’annoncer les crues, mais de les prévoir. Au niveau de chaque bassin, un service de prévision des crues élabore et diffuse des prévisions de crues. Le SHAPI apporte son appui aux services de prévisions des crus (SPC) et coordonne les prévisions en collaboration avec les organismes divers de l’Etat (BRGM, ….). Un modèle de prévision prenant en compte l’humidité des sols a été élaboré en collaboration avec Météo France. La vigilance des crues devrait donner lieu à la diffusion de cartes équivalentes à celle de Météo France, par bassins de rivières, en indiquant des prévisions de hauteur d’eau.
Mais cette journée du samedi n’était pas pour autant terminée puisqu’en fin d’après-midi, toute l’assistance se transportait à la Cité de l’Espace pour une conférence ouverte au public avec pour sujet : le Défi pour la Terre. Cette conférence fut animée par Evelyne Delhiat de TF1, Michel Petit de la SMF et Boris Bailly de l’ADEME.
La dernière session, le dimanche matin était consacrée aux changements climatiques. Le premier problème abordé « Outils et sources pour une meilleure information du public réunissait à la tribune Jean Jouzel (Institut Simon Laplace), Jean-Charles Beaubois (journaliste à RTBF Belgique),Jean-Marc Souami (France 3), Tanja Cegnar (journaliste EMS/STV Slovénie), Boris Bailly (ADEME) et Marc Gillet (ONERC). Il fut rappelé tout d’abord que beaucoup d’incertitudes demeurent. Mais même lorsque l’on a certaines certitudes (Cf. rapport du GIEC), le message est difficile à faire passer auprès des décideurs et des hommes politiques. Peut-être faut-il envisager de la télé réalité pour faire passer le message ?
Enfin pour clore ces trois jours, Michel Déqué (Météo-France) s’interrogeait « dans quelle mesure la prévision saisonnière peut-elle nous aider à supporter les changements climatiques ? » Les outils utilisés sont des modèles océan-atmosphère à résolution allégée. Il faut être conscient que le but recherché n’est pas l’annonce du futur, pas le temps qu’il va faire, mais qu’il pourrait faire. Il s’agit de s’en tenir à l’évolution statistique des phénomènes et non pas à telle époque, telle année, tel temps.
Actuellement, la prévision saisonnière est réalisée à partir de plusieurs modèles. Les résultats ne sont pas forcément concordants. Le problème réside dans les forçages.
En ce début de XXIème siècle, le projet DEMETER s’applique sur la période 1952-2002. Sept modèles tournent en utilisant cette information.
Michel Petit de la SMF concluait ces journées, fort denses vous en conviendrez !
Michel Maubouché.
N.B : ADEME :
Agence De l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie.
ONERC :
Observatoire National sur les Effets du Réchauffement Climatique.
GIEC :
Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat.
BRGM :
Bureau de Recherches Géologiques et Minières.
Le « vent dans tous ses états »
thème de l’exposition internationale organisée par le club des amis
du Meccano au Palais de la mer à Valras-plage (Hérault) du 25 au 27 mai.
A cette occasion, Michel Beaurepaire présentera le sécurimer,
un instrument qu’il a conçu et réalisé à partir de l’idée suivante :
signaler un vent fort provenant d’une direction particulièrement dangereuse.
L’appareil associe un anémomètre bridé et une girouette en
superposant les secteurs angulaires de chacun d’eux. Lorsque les deux secteurs
angulaires correspondant à la situation dangereuse (vent fort dans une
direction particulière) sont en regard l’un de l’autre, une figurine apparaît.
Comme Valras-plage est au bord de la mer, la figurine est un baigneur
qui reste sur la plage par un vent fort provenant d’une direction dangereuse
et plonge dans la mer dans les autres conditions.

Article paru dans "RENCONTRES" (journal du CCAS, juin 2003):
BEAU TEMPS SUR LA MEMOIRE DE LA METEO, quand l'histoire et la mémoire se mêlent, cela donne naissance à une matière particulièrement riche....
Pour jean LABROUSSE, Président de l'Association des Anciens Météos, la question de la mémoire de la météo est plutôt complexe. "il faut bien différencier ce qui concerne l'histoire et la mémoire d'une science, la météorologie, que l'on peut faire remonter jusqu'à la tour des vents, et la mémoire d'une institution, d'un service, qui remonte à Napoléon III, et qui a vu se succéder différentes structures et personnalités".
A l'Association des Anciens Météos ces deux histoires se croisent. "On peut dire que la fonction principale de l'association est bien la conservation et la transmission d'une mémoire. Elle s'exerce principalement à travers notre revue trimestrielle ARC EN CIEL, support principal de ce travail de la restitution du passé de la météo".
Vers un Musée de la Météo
"La mémoire est un travail continu dans notre association, poursuit Jean LABROUSSE, mais ARC EN CIEL n'est pas l'unique moyen de la faire vivre. De nombreuses expositions ont déjà été mises sur pied et, actuellement, une réflexion importante est entreprise pour l'édification d'un Musée de la Météo. Aujourd'hui dispersés dans différentes structures. certains objets et documents sont, par exemple, visibles au Musée des Arts et Métiers, d'autres au Musée des Arts et Traditions Populaires, d'autres à Trappes ou à Toulouse. "
L'association qui est fortement associée à ce projet de Musée, se penche sur la forme qu'il pourrait prendre. "Va-t-on essayer de relier ces sites entre eux, en réseau, comme une sorte de musée virtuel, ou bien pouvons-nous tenter de regrouper sur un seul site l'ensemble des témoignages de notre histoire... telle est aujourd'hui la question sur laquelle nous travaillons" . Les pistes de travail sont innombrables.
Actuellement, par exemple, l'association se pose la question de l'histoire récente et de l'évolution de l'instrumentation à la météorologie ces dix dernières années. Une mémoire qui reste à regrouper et à diffuser.
L'aviation et les autres.
Reste à savoir comment ce travail de mémoire sur la météo peut être entrepris conjointement avec l'Aviation Civile. Pour jean LABROUSSE il y a bien sûr un corps commun qui doit faire l'objet d'une réflexion. "mais il ne faut pas oublier que si l'aviation est une application principale pour la météo, elle n'est pas la seule, ni la première dans notre histoire. L'aviation est arrivée après l'agriculture, la marine.... Je crois que nos apports mutuels doivent faire l'objet d'un travail de mémoire et de transmission mais , là aussi, sous quelle forme ? Faut-il appréhender l'aviation au sens "administratif" et "institutionnel" de son histoire, ou bien au sens plus large, l'aviation comme histoire du "déplacement dans l'air' ? Il me semble que l'aviation et la météo se devront d'aborder ces questions qui sont, quelles que soient les pistes de travail, que nous entreprendrons en commun, des questions passionnantes".
(
Paru dans Arc en Ciel n° 144)
Jeudi 4 mars 2004: un rendez-vous a été donné à 23 visiteurs attirés
par la découverte du centre technique principal de l'Institut Géographique
National (IGN) à Saint-Mandé.
Des bâtiments imposants, serrés sur un vaste domaine, ne peuvent échapper
à la vue de l'automobiliste, qui se dirige vers le château de Vincennes, au
moment où il franchit la tranchée du RER A.
Le regroupement était prévu près d'une porte latérale s'ouvrant sur
le parvis du bâtiment dit de la photothèque. C'est là qu'un guide, ancien de
la maison, accueillant et très expérimenté, présenta l'IGN dans sa globalité.
Ce service d'Etat, héritier du Service géographique des Armées, né de
la coupure de la France en deux zones en 1940, est rattaché au ministère de l'Equipement.
Il compte aujourd'hui quelque 1850 agents. A Saint-Mandé 1100 d'entre eux se répartissent
dans les services de production et de recherche.
La Direction générale est à Paris, 136, rue de Grenelle. Egalement à
Paris, le magasin de vente des produits est au 107 de la rue La Boétie. Ce
magasin, longtemps seul, est doublé depuis peu par un point de vente expérimental
à Dijon.
Depuis la base aérienne de Creil, cinq avions assurent la photographie
de la France renouvelée tous les cinq ans.
A Villefranche-sur-Cher, des hangars sont des lieux de stockage de matériels
et de produits.
A Toulouse, le service IGN-ESPACE est spécialisé dans le traitement de
l'imagerie numérique d'origine spatiale.
En province 4 agences interrégionales et 19 agences régionales traitent
les marchés de petites unités de production.
Enfin, à Marne-la-Vallée, l'Ecole nationale des sciences géographiques
partage avec l'Ecole nationale des Ponts et Chaussées un site de 5 hectares dit
de la Cité Descartes.
On rappelle que l'IGN ne produit pas de cartes ou photographies des pays
étrangers. Toutefois des accords internationaux autorisent la vente de produits
d'origine extérieure.
Ce lieu de première présentation ne pouvait être abandonné sans
parler de la photothèque voisine. Elle recèle tous les films acquis par avion
depuis 1945. On évalue à cinq millions le nombre des clichés conservés.
Actuellement, le programme des "photos de village" connaît un grand
succès de vente.
La deuxième partie de la visite eut comme cadre la salle de conférence
Hurault, du nom du premier directeur de l'IGN. On y parla surtout de l'histoire
de la cartographie.
Où en placer l'origine ? Peut être à Jules César fort préoccupé par
les incertitudes des itinéraires à parcourir. Plus tard, ce furent surtout les
marins qui dessinèrent des bandes côtières, sans trop d'exactitude pour le
report des distances. On doit en effet aux Portugais et aux Espagnols les progrès
qui suivirent. Les Chinois semblent avoir été moins actifs.
Pour la France, l'histoire commence en 1666. Louis XIV, qui venait de
fonder l'Académie des Sciences, demanda à Colbert une représentation assez
exacte de son royaume à partir de mesures sur le terrain. La tâche fut confiée
au savant italien Jean Dominique Cassini (1625-1712), directeur de
l'Observatoire de Paris. Celui-ci commença à déterminer le long du même méridien
des points hauts remarquables appelés à servir de base à des triangulations
à étendre à la totalité du territoire. Ce travail ne fut achevé que par son
arrière petit fils dit Cassini IV (1748-1845). C'est lui qui, à l'aube du
dix-neuvième siècle, présenta la carte à laquelle fut donné le nom de son
illustre famille. L'échelle en était de 1/86.400, conséquence de
l'utilisation de la toise pour les mesures sur le terrain.
Napoléon semble s'en être contenté, son intérêt ne se portant qu'à
la représentation de ses champs de bataille.
Dès 1817 fut décidée l'exécution d'une nouvelle carte dont l'échelle
serait le 1/80.000. Ce fut une carte monochrome où le relief était représenté
par des hachures. Commencée en 1818, elle fut achevée en 1881. On lui donna le
nom de "Carte d'Etat-Major" qui rappelle le corps des officiers chargés
de sa réalisation. Elle eut une assez longue période d'utilisation.
En 1930, l'avion entra en scène et avec lui de nouveaux moyens. Les
photos aériennes, prises à 4000 m à la verticale, amélioraient considérablement
la description de l'occupation du sol. Mais là n'était pas l'essentiel. C'est
le chevauchement de ces photos qui permit, par stéréoscopie, la reconstitution
du relief. Les courbes de niveau allaient remplacer les hachures imprécises des
cartes d'Etat-Major. La carte de troisième génération fut mise en chantier,
à l'échelle du 1/25000.
A cette carte il fallait apporter des indications d'altitude. On utilisa
les données du réseau des 350.000 repères de nivellement dont la base est le
marégraphe de Marseille confié à l'IGN.
Des topographes durent parcourir la totalité du territoire national pour
ajouter ce que les photos aériennes n'avaient pas décelé (par exemple le
relief des sous-bois) ou pour préciser ce qu'elles révélaient de manière
insuffisante.
Les noms de lieux furent inscrits en conservant la toponymie propre de l'IGN.
La réalisation de la nouvelle carte fut soumise aux aléas d'une période
historique fort troublée. Simultanément l'IGN entreprenait la photographie du
nord-ouest de l'Afrique sous administration française. C'est seulement en 1964
qu'il engagea 150 à 200 techniciennes qui eurent à redessiner proprement la
carte de France, travaillant à domicile quand elles le souhaitaient. Cette tâche
fut achevée en 1980, l'année qui marque le départ de la préparation de la
carte de quatrième génération attendue pour 2005.
Un problème supplémentaire s'est posé : celui de l'addition des
couleurs. De nombreuses corrections furent nécessaires pour la mise au point de
l'impression des quatre couleurs des cartes dites de la Série Bleue. La
technique de reproduction offset qui a été adoptée diffère des rotatives
tournant à grande vitesse pour l'impression des livres et des journaux. Sur une
machine volumineuse et complexe, acquise en Allemagne, les cartes sont traitées
à plat, feuille par feuille, couleur par couleur. La cadence de sortie est
moins élevée. Cependant chaque année, ce sont plus de dix millions
d'exemplaires représentant dix mille titres différents qui sortent de
l'imprimerie IGN de Saint Mandé.
La visite de cette imprimerie fut la conclusion de la matinée. La
plupart des auditeurs purent ensuite confronter leurs impressions au cours d'un
repas pris au restaurant d'entreprise de l'IGN Saint Mandé.
Pierre Fournier
QUAND
LES CLIMATICIENS RENCONTRENT LES CLIMATOLOGISTES
(
Paru dans Arc en Ciel n° 144)
Je
n'aurai pas l'outrecuidance de définir ce qu'est un climatologiste ou un
climatologue (je laisse aux linguistes le soin de préciser le terme qui doit être
utilisé).
Mais
peut-être devrais-je expliquer -que ceux qui le savent veulent bien m'excuser-
ce qu'est un climaticien. On désigne sous ce vocable un spécialiste du génie
climatique, c'est à dire, du chauffage, de la ventilation, de la climatisation
et du conditionnement d'air. Il peut s'agir d'exercer son activité aussi bien
chez un constructeur de matériel qu'en bureau d'études, dans une entreprise
d'installation, ou encore chez un exploitant, sans oublier la recherche ou
l'enregistrement.
L'AAM
a organisé au cours du mois de mars 2004 deux rencontres.
La
première s'est tenue le 16 mars. Jean LABROUSSE a prononcé une conférence sur
la prévision saisonnière, devant une soixantaine de personnes dont, il faut
bien le dire, une majorité de météos bien que cette réunion soit organisée
en collaboration avec l'AICVF*, le Syndicat des entreprises de génie climatique
et de couverture plomberie (de l'Ile de France), et la FG3E**.
Les
participants ont pu juger des progrès faits en quelques décennies, entre le
moment où les prévisions à 24 heures étaient quelquefois approximatives, et
aujourd'hui où l'on nous promet une prévision à trois mois, même si, bien sûr,
il n'est pas du tout question du même type de prévision.
Dix
jours plus tard, Météo-France, sollicitée par l'AAM, recevait près de
quarante personnes venant de la région Languedoc-Roussillon, membres (et
conjoints) de l'AICVF. Plutôt qu'un commentaire personnel je reproduirai un
message de la lettre de remerciements qu'a adressé leur président à Monsieur
Guy LACHAUD. "Je souhaite vous faire part de l'intérêt qu'a représenté
votre présentation et celle des différents intervenants tout au long de cet
après-midi qui nous permet de suivre vos prévisions avec un autre regard".
Bien
que n'entrant pas dans le cadre des rencontres, je me permettrai également de
mentionner la demande du comité de rédaction de la revue "Chauffage,
Ventilation, Conditionnement d'air" de publier l'article de Georges Chabod
sur la canicule de l'été 2003 parue dans Arc en Ciel n° 143.
Espérons
que par ces actions visant à mieux faire connaître les diverses facettes de la
météorologie, on réussisse à rapprocher deux professions qui ont des activités
complémentaires : l'une connaître le climat de la terre, l'autre, contrôler
les climats intérieurs.
Michel Maubouché
Président
de l'A.A.M.
*
AICVF : Association des Ingénieurs en Climatique, Ventilation et Froid.
**
FG3E : Fédération Française des Entreprises Gestionnaires de Services aux
Equipements, à
l'Energie et à l'Environnement.
(
Paru dans Arc en Ciel n° 144)
Trois
de nos adhérents et amis ont franchi, allègrement, en mars dernier, le cap des
quatre vingt dix ans !
Dans sa réunion du 17 février dernier le Conseil d'Administration avait décidé d'honorer plus particulièrement deux d'entre eux, pour leur dévouement envers l'Association.
Pierre
DUVERGÉ est bien connu de tous les membres du fait de ses publications. Nous ne
rappellerons pas ici toutes celles-ci, la liste en est trop longue.Mais
mentionnons, la prochaine, qui sera un numéro spécial sur la prévision.
La
plupart d'entre vous connaissent également Georges Foucart (surtout ne lui
dites pas qu'il a le même âge que Pierre Duvergé, il serait vexé ; en effet,
il est beaucoup plus jeune puisqu'il est né une semaine plus tard).
Souvent,
si vous recevez une circulaire, vous le devez en partie à Georges qui, dès
qu'il est fait appel à lui pour "donner un coup de main", répond présent.
Tous
deux avaient décidé d'inviter leur conscrit et ami Albert Bordes, né le 30
mars 1914.
C'est
autour d'un pot de l'amitié que ces trois nonagénaires et leurs invités ainsi
que les membres du Conseil d'Administration se sont réunis, afin de les
remercier et de les honorer.
Michel Maubouché
Président
de l'A.A.M.