ACTIVITES DU GROUPE DES ADHERENTS PARISIENS
UNE VISITE AU MUSÉE DE LA MUSIQUE
Le
mardi 25 février 2003, l'AAM nous conviait à la visite de la Cité de la
Musique.
Ce
remarquable musée est situé dans l'enceinte du parc de la Vilette à Paris. Il
est le dernier né de nos grands musées ouvert en 1997. Malgré de fortes
perturbations dans les transports tout le monde était au rendez-vous. Une
charmante guide nous accueille et nous emmène dans le dédalle des escaliers et
couloirs vers les premières salles.
A
l'entrée une grande vitrine regroupant tous les instruments composant un
orchestre de chambre du 17ème siècle. Nous y trouvons violons,
violes, tambours, clavecins et différents orgues portatifs. On nous rappelle
que c'est en Italie que la musique instrumentale et l'opéra sont nés. Nous
arrivons ensuite devant les instruments que Jean-Baptiste Lully (1632-1687) va
apporter à Versailles. Flûtes, bassons, hautbois connaissent un essor ainsi
que les claviers flamands. Le roi Louis XIV excellent danseur et très bon
guitariste appréciait beaucoup la musique. Puis succèdent les instruments de
l'époque de Jean-Philippe Rameau (1683-1764). Violons, violes, violoncelles,
hautbois connaissent leur apogée. La musique pastorale, flûtiaux, vielles
s'enrichissent de la mandoline venue d'Italie.
Puis
un décor nous restitue le cabinet de musique d'un amateur éclairé. C'est
celui de Jean-Joseph Le Riche de la Pouplinière (1693-1762). Ce Fermier Général
fut durant vingt ans le mécène de Jean-Philippe Rameau. Parmi les violes,
violons, violes de gambe et flûtes l'on y remarque l'emploi de la harpe, du
tympanon et des cymbales. Nous faisons alors une petite halte, un entracte qui
nous permet d'apprécier les différentes guitares et leurs nuances, par un spécialiste
de cet instrument. Très belle initiation, petit repos apprécié mais il faut
continuer …
Nous
arrivons au 18ème siècle. Les concerts publics se développent dans
la capitale, ils sont donnés dans une salle du palais des Tuileries. C'est l'époque
des meilleurs facteurs d'instruments à vent et des illustres luthiers dont le célèbre
Stradivarius (1644-1737).
Au
19ème siècle pianos et violons occupent une place prépondérante,
le piano dont les touches actionnent de petits marteaux recouverts de feutre
permettent des nuances que le clavecin dont les cordes étaient pincées, était
dépourvu.
On
nous rappelle que plus une corde est longue plus le son qu'elle émet est grave,
plus elle est courte plus c'est aigu, d'où la forme des pianos à queue
permettant de très grandes plages harmoniques. Dans ce modernisme également
l'on remplace le cadre en bois qui tend les cordes par un cadre en fonte.
Si
le piano reste bien accordé les changements de température et surtout d'hygrométrie,
c'est au prix d'une augmentation de poids considérable.
Deux
maquettes de salle de musique nous montrent :
- l'une la salle Le Pelletier à Paris où Meyerbeer en 1831 présenta son drame lyrique "Robert le Diable". (L'opéra de Garnier ne fut construit qu'entre 1862 et 1874)
- l'autre celle du Festspielhaus de Bayreuth spécialement conçu par Richard Wagner pour correspondre aux exigences de sa musique.
Se
développe également à l'époque la musique de kiosques à l'extérieur, cette
mode entraîna un renouveau des instruments à vent, avec la généralisation
des pistons, de nouveaux étages etc …
permettant
la mise en valeur des trompettes, cors, bugles, cornets ….
….
après quelques couloirs et escaliers nous voici parmi les instruments du monde.
Ceux-ci proviennent généralement de grandes collections léguées notamment
celle de Victor Schœlcher.
Nous
terminons cette visite devant un "gamelon". C'est un ensemble complet
de tambours et de percussions provenant d'Indonésie. Très décoré et en
parfait état.
Notre
guide nous quitte dans un souriant au revoir et nous la remercions pour son
amabilité et sa compétence.
Très
impressionnés par cette superbe visite nous traversons la rue Flandre et nous
rentrons en face au restaurant de l'Horloge où un repas réparateur et très
convivial nous attend.
Et
puis nous levons nos verres à la prochaine visite.
J.
Decreux
Les
quarante inscrits pour notre visite ont suivi avec beaucoup d'attention la présentation
et les explications de notre aimable guide, Mademoiselle Séverine ROSEAU, dont
la compétence et la gentillesse les ont agréablement conduits dans les quatre
salles principales de notre Hôtel de Ville de Paris.
Il
serait présomptueux de retracer ici l'historique de ce monument avec tous les détails
qui nous ont été présentés et de traduire l'émotion artistique que nous
avons ressentie.
En
fait, notre monument actuel est une copie !
Le
premier monument de type Restauration a été détruit par la Commune en 1871 ;
sa copie, par souscription, également de style néo-Renaissance a reçu
toutefois les apports modernes voulus par la troisième République, comme le
chauffage et le téléphone.
La
salle des fêtes, ou galerie des glaces de la République possède, à l'instar
des châteaux privés, des peintures représentant, elles, les symboles de la République,
peintures des provinces françaises mais elles ne sont pas directement travaillées
sur la cloison de notre salle, elles sont marouflées sur la muraille.
Cette
grande et magnifique salle de 50 mètres de long, de 13 mètres de large et de
10 mètres de hauteur, sert de réception aux Chefs d'Etat en visite dans notre
Capitale.
-
Faisant suite à cette salle immense : la salle des fêtes. C'est une
"salle à manger", la salle des festins, en hommage rendu aux
banquiers. Mais …. pas de cuisine : tout vient de l'extérieur. Sa décoration
est faite de peintures rupestres.
-
La troisième salle, salle d'honneur du Maire de Paris, est réservée aux
entretiens privés des invités d'honneur, c'est-à-dire les Chefs d'Etat ; les
peintures représentent des faits du 12ème au 17ème siècle
(Jean-Sylvain Bailly a été le premier maire). Rappelons que les représentants
de la Ville de Paris furent en premier lieu les Prévots des marchands, puis les
Préfets et enfin les Maires. Les peintures représentent Etienne Marcel.
-
La quatrième salle, salle des arcades, possède une cheminée de style
renaissance, elle aussi, mais n'a jamais été utilisée. Le salon rend hommage
à la Science. La partie centrale du plafond de cette salle, rend hommage, elle,
aux arts : l'architecture, la sculpture, la musique et la peinture.
Cette
salle est suivie d'un bureau : celui du Maire de Paris que l'on ne visite évidemment
pas. On notera que le Maire de Paris dispose d'un petit jardin d'agrément, bien
aménagé au pied de l'Hôtel, le long de la Seine. C'est le seul lieu à usage
privatif conservé parle Maire ; ses appartements ayant été convertis en crèche
municipale.
N'oublions
pas la galerie d'honneur, au sommet de l'escalier d'honneur par lequel les hôtes
prestigieux y accèdent, marche à marche, pour y admirer ce salon Puvis de
Chavannes, avec ses peintures murales : l'hiver et l'été. N'oublions pas non
plus cette horloge style renaissance installée pour l'exposition universelle de
1878.
Le
texte présenté n'est pas un exposé détaillé, loin s'en faut, mais l'auteur
a voulu vous tenter pour effectuer cette visite, éveillant l'idée de luxe et
de richesse et évoquant un air d'élégance et de prospérité.
Vingt
huit d'entre-nous eurent ensuite loisir d'évoquer cette visite au cours d'un
repas dans un restaurant de la rue François Million.
R. Beving