Ca va chauffer !

Editorial Arc en Ciel n° 149

 

 

Le coup de froid qui sévit au moment où j’écris ces lignes ne met pas en cause les résultats sur le réchauffement. Il y a longtemps que nous autres, météorologistes, savons ne pas confondre la variabilité du climat avec sa variation …. 

A cet égard, en ce début d’année 2006 les articles sur le changement climatique se multiplient dans différentes publications.

Rassurez-vous je ne vais pas vous imposer un nouvel exposé sur ce sujet. Le dernier rapport du GIEC, en cours de préparation, confirme les conclusions du précédent sur le côté inéluctable du réchauffement du climat.

Sans doute insistera-il sur l’allongement de la période annuelle de déglaciation de l’Océan Arctique et sur les risques de modification de la circulation thermoaline résultant, en particulier, de l’adoucissement de l’eau de mer et donc de la diminution de sa densité.

Ces publications se rangent dans deux catégories.

Dans la première, je mettrai celles qui respectent la rigueur scientifique et ne recherchent pas le sensationnel à tout prix. En font bien évidemment partie les rapports du GIEC, mais aussi certaines revues de vulgarisation scientifique telle que Sciences et Avenir qui, dans son dernier numéro Hors Série, analyse les incertitudes et montre le parti pris, souvent non dénué d’un intérêt financier personnel, de ceux qui refusent d’admettre ce réchauffement.

Dans l’autre j’inclurai celles dans lesquelles les scientifiques qui y écrivent ne peuvent résister à faire un bon mot au détriment de la rigueur et vont même jusqu’à accuser, sans preuve, leurs collègues de tricher sur leurs résultats afin d’obtenir plus de crédits.

En partie du fait de ces controverses, il est important pour chacun d’entre nous, de réaliser que nous sommes entrés dans un cycle de réchauffement qui se poursuivra pendant des décennies.

Seule la diminution drastique des émissions de gaz à effet de serre permettra que ce réchauffement plafonne à un niveau et à une échéance qui dépendront de notre capacité à utiliser une énergie non génératrice de ces gaz !

 

Jean Labrousse