UN
DEVOIR DE MEMOIRE
L’AAM vient de fêter, en cette année 2007, ses soixante ans et vous verrez à la lecture de ce bulletin que nous avions bien fait les choses en nous rendant à Lille-Villeneuve d’Ascq pour la réunion de notre assemblée générale. Vous verrez que de nombreuses personnes nous ont fait l’amitié d’être auprès de nous avec, en invités d’honneur, outre les représentants de la Direction générale et des ressources humaines de Météo-France, le Directeur de l’Institut Royal de la Météorologie de Belgique, Monsieur Malcorps venu en voisin.
L’AAM ne vit pas en vase clos. Tout en s’appuyant sur son passé, elle regarde vers l’avenir. Nous avons la chance d’évoluer dans un milieu toujours à la pointe de l’actualité, en perpétuelle évolution scientifique, ouvert à tous les secteurs de l’activité économique, au centre des questions environnementales, tourné vers le « grand public » et, pour ces faits , médiatisé en permanence.
A notre petite échelle, nous participons à ce monde scientifique en nous tournant vers les jeunes scolaires (rencontres dans les établissements, les clubs météos …), vers les jeunes de Météo-France (avec le prix annuel Patrick Brochet), en rapportant sur les diverses évolutions techniques et en organisant des conférences.
L’évolution technique s’accompagne tout naturellement d’une évolution des métiers de la météo, toujours - on veut y croire chez les « anciens » - dans le but de rendre le meilleur service à la collectivité nationale.
Vis-à-vis de ces métiers qui évoluent et des femmes et des hommes qui les exercent, l’AAM a un devoir de mémoire. C’est une des raisons pour lesquelles nous avons créé en note sein un « Comité Mémoire » en souhaitant que de son coté, à l’instar ce qui s’est enclenché à l’Aviation Civile sous la « houlette » de Pierre Lauroua, Météo-France s’engage dans cette voie. A cet égard, des messages encourageants nous sont parvenus.
Quelles que soient les pistes et les objectifs que les uns et les autres mettront en place pour définir et établir cette mémoire de la météorologie, une chose et sûre, le témoignage humain sera nécessaire.
Par le biais de notre revue Arc En Ciel, nous participons déjà par la diffusion d’articles et de récits. Nous pensons que nous sommes bien placés, mais pas les seuls, pour recueillir les divers témoignages des retraités et aussi des actifs, de tous ceux et celles qui ont participé et/ou continuent de participer à cette histoire de la météorologie.
C’est pourquoi, plus que jamais, nous invitons tous nos lecteurs à faire un effort, loin d’être inutile, en nous envoyant leurs témoignages sur ce qu’ils ont vécu ou vivent aujourd’hui dans l’exercice de leur (s) métier au sein de la météorologie.
Et pour bien commencer 2008 souhaitons que cette invitation à se raconter soit suivie d’effet.
Pierre Chaillot