EDITORIAL D'ARC EN CIEL (n° 146)
Depuis 1985, alors à mi chemin de mon parcours de météorologiste déjà effectué, cela fait 20 ans que je côtoie régulièrement l’A. A. M.!
Cette année là, jeune ingénieur des travaux issu de la
sélection professionnelle, j’ai rapidement fait la connaissance de Simone
Treussart lors de mon arrivée à Trappes. Venant d’apprendre qu’un nouveau,
chargé entre autre du musée des instruments, venait d’arriver, elle me mit
en relation avec Gilbert Boisseau, expert avec Georges Dhonneur des anciens
instruments précieusement conservés dans une pièce dans l’un des plus
anciens bâtiments de Trappes. Au fil du temps les collections se sont
enrichies, la pièce était même devenue un peu exiguë, mais qu’importe, les
connaisseurs s’y retrouvaient très bien.
Ignoré du monde extérieur, la
fin des années 1980 a vu se déployer une intense activité musée avec de
nombreux prêts d’instruments à l’extérieur et en étroite collaboration
avec l’A. A. M. le fameux inventaire qui a duré plusieurs années. Grâce à
ce précieux travail réalisé par quelques membres de l’association – que
je remercie et à qui je rend hommage pour m’avoir transmis par ce biais un
peu de leur mémoire et de leur savoir – des fiches ont pu être réalisées.
Certes, elles ne sont pas toutes complètes, mais elles ont toutes un numéro,
un titre, une photo et un commentaire. Ce travail est une aide précieuse pour
le choix d’instruments lors de la préparation d’exposition et cela continue
de nos jours. Par exemple, les fiches ont été très utilisées lors de la préparation
de l’exposition « mesurer l’atmosphère » réalisée
conjointement entre le CNAM et Météo-France.
Lorsque Jean Labrousse m’a
sollicité pour prendre la responsabilité de Comité bulletin succédant à
Michel Estéoule, j’ai de suite accepté cette tâche, ce qui m’a permis de
poursuivre les liens avec l’A. A. M. un peu détachés depuis mon affectation
à Paris.
L’autre moitié du parcours de
20 ans, mentionnée en-tête, nous projette en 1965 (encore un anniversaire en
2005) année qui ne correspond pas à mon entrée à Météo-France comme on
pourrait l’imaginer, mais à la création de ma station météo d’amateur à
Grasse, telle qu’un club pourrait le faire de nos jours. Une activité
technique, créative, scientifique qui m’a détourné de celle qu’on peut
attendre d’un adolescent. Cela est tout une histoire, elle montre qu’avant
l’existence des clubs météo, les activités météo isolées existaient déjà.
Chacun a apporté sa pierre à l’édifice météo contribuant à ce qu’il est aujourd’hui, et chacun a certainement quelque souvenir de son quotidien, de son environnement bien loin de l’actuel, que les nouveaux, entrant à Météo-France ignorent et que tous seraient ravi de lire à travers quelques lignes dans les prochains numéros d’Arc en Ciel. J’apprécierais vraiment beaucoup que les décennies qui ont suivi la seconde guerre mondiale, l’application de l’ordonnance de 1945, la reconstruction de la météorologie nationale encore présent dans votre mémoire puisse être connu par ceux qui entrent de nos jours à Météo-France ; ils découvriraient que tout était à faire ou à refaire et le chemin extraordinaire de nos anciens pour placer Météo-France à la tête des services météorologiques nationaux. Je vous invite à nous faire part de vos souvenirs, d’anecdotes ou tout ce qui pourrait intéresser les lecteurs qui comme vous ont un jour ou l’autre pour une durée plus ou moins longue franchi la porte d’un service météo. Et sachez que si la plume vous pèse, il est possible de vous rencontrer et d’écrire quelques lignes avec vous.
Michel BEAUREPAIRE