VISITE DU DOMAINE DE LA MALMAISON
Le domaine de la Malmaison est situé à treize kilomètres de Paris sur l’ancienne route qui menait de la capitale à Versailles. C’est ici que le 24 mars 2006, nos sympathiques membres des « Anciens de la Météorologie » se sont réunis pour visiter le magnifique château construit au début du 17ème siècle sur l’emplacement d’un important domaine agricole qui occupait, à l’époque une superficie de 70 hectares. Aujourd’hui, le parc ne couvre plus qu’une superficie de 6 hectares. Malgré cela, le domaine reflète encore l’attention passionnée que Joséphine de Beauharnais portait pour les statues, les pièces d’eau, les cascades, les arbres rares ou les roses anciennes.
Apr7s avoir traversé le parc, les visiteurs se dirigent vers le château acheté le 20 avril 1799 pour l’impératrice qui en devint officiellement propriétaire à partir de 1980. Entre-temps, en 1800, le bâtiment est transformé par les architectes Percier et Fontaine qui s’efforce d’en faire une résidence familiale comprenant un lieu de réception au rez-de-chaussée et des appartements privés dans les étages.
C’est dans ce château que Bonaparte, alors Premier Consul, dirige la France et mène une vie mondaine active au début du 19ème siècle.
En 1802, la cour impériale quitte La Malmaison pour Saint-Cloud. Joséphine, après son divorce en décembre 1809, abandonne Saint-Cloud pour se retirer dans son ancien domaine de La Malmaison. En 1814, elle se rapproche des anciens ennemis de Napoléon. C’est là qu’elle reçoit le tsar Alexandre 1er. Elle décède peu après, à la suite d’un refroidissement le 29 mai 1814.
Le domaine devient alors la propriété du prince Eugène de Beauharnais, fils d’un premier mariage de Joséphine. A la mort d’Eugène, sa veuve le vend en 1828.
Le mobilier est, quant à lui, mis aux enchères et dispersé en 1829. Le château passe ensuite entre les mains de divers propriétaires dont Napoléon 3 qui envisageait de la transformer en « Musée du premier Empire ».
Finalement, un philanthrope, Daniel IFFLA dit Osiris, l’achète et le rénove avant d’en faire don à l’Etat qui le transforme en musée en 1906 ; Actuellement en 2006, son conservateur est Monsieur Chevalier.
Les participants à cette visite remarquent d’abord l’austérité du vestibule d’entrée orné des statues de Joseph et Louis Bonaparte. Ils passent ensuite dans la salle de billard, le salon doré et le salon de musique où se trouve encore la harpe de l’impératrice. Dans ces pièces, ils peuvent admirer une aquarelle de 1812 ainsi que les tableaux de Van Dael et de Le Monier. Ensuite, les visiteurs se dirigent vers la grande salle meublée en acajou et la salle du Conseil. Pour terminer cette visite du rez de chaussée, tout le monde remarque la bibliothèque de l’Empereur, riche actuellement de 500 livres récupérés sur les 5 000 éparpillés d dans le monde après la vente du château.
Le premier étage est consacré aux appartements de l’Empereur où sont présentés les tableaux familiaux. Dans la salle Marengo, on peut admirer la toile de David qui immortalise le passage du Grand Saint-Bernard en 1800. On passe ensuite dans les appartements de Joséphine avec la salle à manger, la chambre de l’Impératrice (ou elle mourut) et son boudoir.
Après la visite, tous les participants ont été unanimes pour reconnaître que ce château de « taille humaine » et richement meublé, offrait aux visiteurs une idée précise d’une époque caractéristique de notre histoire.
Jean Caniot