VOYAGE d’étude à MALTE

Promotion « 1971-1972 » des TEM (techniciens d’exploitation de la Météo)

 

Voilà un excellent souvenir qui clôtura notre année d’école de la météo.

 

Ce voyage d’étude s’est déroulé en juillet juste à l’issue du stage « pratique » au Fort de St CYR. C’est la destination Malte, aujourd’hui européenne, qui a été choisie.

Nous sommes partis du BOURGET, car ROISSY – CHARLES de GAULLE n’était alors qu’un vaste chantier que nous avons d’ailleurs survolé au retour (nous nous demandions quel était ce «  petit » aéroport !). L’avion qui nous a emmené était un NORD 262, modèle déjà ancien ; mais il ronronnait agréablement ; nous avons fait escale à AJACCIO  où une excellente table dressée en plein air nous attendait puis nous avons repris notre vol au large de l’Italie ; en passant nous avons pu apercevoir la Sicile et l’Etna (fumant calmement) avant d’atterrir à Malte vers 18 heures.

Malte se trouvait, encore pour quelques années sous pavillon Britannique, ceci depuis le Premier Empire. Nous avons eu un accueil très instructif de la part des collègues de l’Aviation Civile Anglaise à la tour de Contrôle le lendemain matin.

Les conditions météorologiques étaient très agréables : du CAVOK sur toute la ligne, des températures idéales : peu d’amplitude entre le jour et la nuit (entre 25 et 28°C) et un vent marin qui nous rafraîchissait jusque dans les grandes chambres de notre hôtel 3 étoiles.

Les touristes, chose remarquable, ne nous ont pas semblé bien nombreux, et la plupart d’entre nous ont parcouru les deux îles (Malte et Gozo) à pied dans un maquis où dominait le figuier de barbarie. Certains ont fait le tour de l’île principale en bateau avec guide audio ; pour la baignade, les côtes rocheuses certes formaient d’excellents plongeoirs, mais le ressac rendait le retour sur terre assez aléatoire. La seule vraie plage de sable fin se trouve au nord.

Le gros problème de Malte est celui de l’eau, car le climat est sec, le sol très perméable, et le dessalement de l’eau de mer semble être la solution*.

 

En somme un séjour (court : 6 jours) bien agréable et un retour pour le 20 juillet, date à laquelle nous avions rendez-vous … pour le repas de fin d’année dans un petit restaurant de Bois-d’Arcy ; repas au cours duquel un véritable déluge s’est abattu (2 mètres d’eau dans les caves) !

 

* Solution qui a été effectivement mise en œuvre.

 

Michel LAGADEC