CA M’A FAIT UN DROLE D’EFFET !

 

Le 6 mai dernier, vers 14 heures, j’étais assis dans ma voiture sur un parking à Barbizon en lisière de la forêt de Fontainebleau. Il sévissait un orage avec pluie qui allait durer plus d’une heure. Depuis une dizaine de minutes, je m’amusais à compter le nombre de secondes qui séparait l’éclair du bruit du tonnerre, qui semblaient se rapprocher. J’arrivais à 5 ou 7 secondes, puis 3 ou 5 (soit une distance d’environ 1 kilomètre de l’éclair). Soudain, je vis un éclair sur la droite, je n’eus pas le temps de recommencer à compter mais je sentis ma voiture vaciller une fois : j’étais tellement près de la chute de la foudre que l’onde sonore avait eu assez de force pour la faire bouger. Comme elle venait de coté, le « maître-couple » était important. Si elle était venue de face ou de l’arrière, ma voiture n’aurait sans doute pas bougé. Je me demande si un piéton aurait senti le souffle ?

Rappelons que l’éclair est une gigantesque étincelle : cette colonne d’air ionisé, de quelques décimètres de diamètre, traversée par un courant de 20 000 à 30 000 ampères peut atteindre une température de 20 000 degrés Celcius ! La dilatation subite de l’air engendre une onde sonore, le tonnerre, qui se propage concentriquement en s’affaiblissant et en devenant de plus en plus grave. Je n’ai aucun souvenir du bruit qui a dû être bref et sec.

Le vent moyen n’était pas très fort (on devrait dire rapide !), sinon il aurait fait du bruit en franchissant les obstacles, arbres, voitures, et une rafale de vent n’est jamais instantanée et unique. C’est pourquoi, je suis persuadé qu’il s’est agi du passage de la brève et forte (car proche de l’éclair) onde sonore ; je n’ai ressenti aucune autre secousse.

J’ai eu exactement l’impression qu’une main énorme mais invisible avait poussé ma voiture !

L’homme se sent vraiment petit quand les forces de la nature se déchaînent …

Oui, ça m’a fait un drôle d’effet !

 

Robert Lavalette